Publié le 11 août 2026 à 11:47. / Modifié le 11 août 2026 à 12:05.

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Ces Afghans passent des nuits sans sommeil à imaginer des solutions et pleurent en cachette face au désespoir de leurs filles adolescentes privées d’éducation par le gouvernement taliban. En Afghanistan, des hommes défendant l’éducation pour tous ont déjà été emprisonnés.Cinq pères ont accepté de témoigner auprès de l’AFP, anonymement: «En tant qu’Afghan, homme et père, je veux dire que nos filles devraient pouvoir poursuivre leur éducation et surtout choisir ce qu’elles veulent devenir dans le futur. C’est leur droit», confie l’un d’eux, Nassir.

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L’Afghanistan est le seul pays au monde où l’éducation des filles est interdite après le primaire. Revenus au pouvoir il y a cinq ans, les responsables talibans les ont exclues des établissements secondaires et universités en 2022. L’interdiction est temporaire, ont soutenu des responsables, mais après plus de quatre ans «au moins un million de filles ont été directement affectées par les restrictions sur l’enseignement secondaire», selon l’ONU.Les autorités affirment appliquer la loi islamique. Mais les pères interrogés, musulmans pratiquants, rejettent cette justification religieuse. «Vous ne trouverez jamais dans le Coran que l’éducation est réservée aux hommes», insiste Mohammad, un homme très pieux.Selon une enquête réalisée en 2025 par l’ONU Femmes, 95% des hommes en milieu urbain et 87% en zones rurales jugent important que les filles puissent suivre une éducation secondaire. Le gouvernement taliban n’a pas répondu aux questions de l’AFP.