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EnquêteQuatre personnes seront jugées, en mars 2027, pour « escroquerie en bande organisée » au préjudice de 123 personnes. Une affaire ancienne à travers laquelle se font jour les difficultés de la lutte contre les infractions financières.

Le 25 octobre 2018, avenue de Wagram, 17e arrondissement de Paris. Une jeune femme au visage d’ange appelle au secours de la fenêtre d’une Mercedes aux vitres teintées. Elle en a désormais la certitude : le conducteur, rencontré quelques heures plus tôt, n’est pas l’agent de mannequin qu’il prétend être. Lorelei (tous les prénoms des plaignantes ont été changés) a tenté d’appeler la police, mais « Stan » lui a arraché le téléphone des mains – ce que Benjamin N., de son vrai nom, conteste. L’homme de 21 ans finit par abandonner sa passagère et s’évapore dans la ville.

Cet épisode inquiétant est à l’origine d’une information judiciaire tentaculaire qui sera jugée en mars 2027, à Paris. Benjamin N. et trois de ses acolytes sont renvoyés pour « escroquerie en bande organisée », « recel de vol » et « usurpation d’identité », des faits commis entre 2018 et 2020 au préjudice de 123 personnes, parmi lesquelles une centaine d’aspirantes mannequins.