Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Canada Canada Canada Une nouvelle infrastructure routière relie Detroit, dans le Michigan, à Windsor, en Ontario, depuis le 27 juillet. Conçu pour accélérer les échanges transfrontaliers, l’ouvrage est devenu un symbole du climat orageux entre Washington et Ottawa. Article réservé aux abonnés Un pont est, par définition, un trait d’union. Entre deux rives, deux territoires, et parfois deux peuples. Enjambant la rivière Detroit qui marque la frontière entre les Etats-Unis et le Canada, le pont international Gordie-Howe, ouvert à la circulation depuis le 27 juillet entre les villes canadienne de Windsor (Ontario) et américaine de Detroit (Michigan), devait sceller cette promesse de rapprochement. Au contraire, son inauguration intervient au moment où les relations entre le Canada et les Etats-Unis n’ont jamais semblé aussi distantes, fragilisées par plus d’un an de guerre commerciale. En dépit de cette conjoncture peu favorable aux échanges, l’ouvrage imposant est appelé à devenir l’un des principaux corridors commerciaux d’Amérique du Nord. Tout a été pensé pour fluidifier le passage des marchandises entre les deux pays : il compte six voies de circulation, 60 postes d’inspection douanière et peut accueillir jusqu’à 550 camions par heure. L’infrastructure a été construite pour désengorger son voisin, le pont Ambassador, qui relie déjà Windsor à Detroit, et qui concentre à lui seul près d’un tiers du fret routier entre le Canada et les Etats-Unis. Il vous reste 79.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.