Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Antiterrorisme Antiterrorisme Antiterrorisme Bénéficiant du statut de réfugié, un homme de 28 ans est soupçonné d’avoir voyagé en Afghanistan pour se former militairement et d’être rentré en France animé d’intentions djihadistes. Interpellé à Lourdes par la direction générale de la sécurité intérieure, il a été placé en détention provisoire le 3 juillet. Article réservé aux abonnés Aux services de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, Awalkhan K. avait déroulé le récit tragique d’un jeune Afghan persécuté par les talibans. A l’écouter, il était accusé d’espionnage et de traîtrise par les fondamentalistes islamistes, lesquels le soupçonnaient d’avoir conçu une bombe et d’avoir transmis des informations stratégiques à l’ancien pouvoir légitime ayant servi à la préparation d’une offensive armée. Capturé, menacé, puis libéré après d’âpres négociations, le jeune homme, dont le père a été frappé en représailles, avait fini par quitter son pays natal l’année du retour au pouvoir des talibans, en août 2021. Après avoir vécu deux ans en Turquie, il envisageait de s’installer en Angleterre. Mais à la suite d’une avarie de son bateau dans la Manche, Awalkhan K. fut forcé de rester en France, où il est établi officiellement depuis novembre 2023. Il bénéficie depuis du droit d’asile. Trois ans plus tard, la sincérité de son histoire est sérieusement remise en question à la faveur d’une enquête de l’antiterrorisme français. Selon les informations du Monde, confirmées par le Parquet national antiterroriste, Awalkhan K. a été mis en examen le 3 juillet pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes d’atteintes aux personnes » ainsi que pour « apologie et financement du terrorisme ». L’homme de 28 ans a été placé en détention provisoire, dans la foulée de sa garde à vue dans les locaux de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et de son interpellation à Lourdes (Hautes-Pyrénées). Il vous reste 80.14% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.