Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Immobilier Immobilier Immobilier Le « sarking », technique qui consiste à surélever légèrement les toits en zinc, est autorisé par le Plan local d’urbanisme bioclimatique de Paris, mais se heurte à des avis négatifs des gardiens du paysage parisien. Article réservé aux abonnés Au cours des quatre canicules qui viennent de se succéder depuis fin mai, les habitants des derniers étages ont particulièrement souffert de la chaleur. A Paris, où environ un tiers des toits sont en zinc, les anciennes chambres de bonnes situées juste au-dessous ont été exposées à des températures extrêmes. Pour ne pas perdre du volume habitable dans ces chambres, certaines copropriétés souhaitent faire une « isolation thermique de la toiture par rehaussement », encore appelée « sarking ». « Elles doivent suivre deux procédures, explique Me Pierre-Edouard Lagraulet, avocat spécialiste de la copropriété. D’une part, obtenir l’autorisation de l’assemblée générale pour modifier le toit, qui est une partie commune, et d’autre part, obtenir une autorisation d’urbanisme. » Pour obtenir celle de la Mairie de Paris, le syndic doit déposer une « déclaration préalable » sur le portail du service de l’urbanisme. Lorsque son projet est situé dans le périmètre d’un site patrimonial remarquable (article L 632-1 du code du patrimoine) ou aux abords d’un monument historique (article L 621-30), le service doit demander l’accord de l’architecte des bâtiments de France (ABF). « C’est très fréquent, puisque 90 % de la surface de la capitale se trouve dans un rayon de covisibilité potentielle », explique François Vauglin (Parti socialiste), adjoint au maire chargé de l’urbanisme et de l’architecture. L’ABF délivre un « avis conforme », c’est-à-dire qui doit être suivi, même s’il est contraire à celui émis par la mairie d’arrondissement. M. Vauglin regrette que certains projets de sarking reçoivent des avis conformes négatifs, « alors qu’ils permettraient de conserver les toitures de zinc caractéristiques de la capitale, moyennant leur légère surélévation ». Et ce, d’autant que « le plan local d’urbanisme bioclimatique permet de déborder des règles de gabarit, que ce soit sur rue, mais aussi en hauteur, pour les dispositifs d’isolation ». Il vous reste 63.64% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.