Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Équipe de France Équipe de France Équipe de France Tribune Karim Amellal Ecrivain et ancien ambassadeur de France pour la Méditerranée Le nouveau sélectionneur de l’équipe de France de football incarne un contre-récit français et un antidote aux idées d’extrême droite comme de gauche, estime, dans une tribune au « Monde », l’ancien ambassadeur Karim Amellal. Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés A quelques mois de l’élection présidentielle de 2027, la France semble condamnée à se raconter à travers ses fractures. Immigration, identité, islam, mémoire coloniale : rarement ces questions auront autant structuré le débat public. L’extrême droite est aujourd’hui en position de force, non seulement dans les intentions de vote, mais aussi parce que, dans la bataille culturelle en cours, elle réussit à imposer des thèmes autour desquels s’organise la confrontation politique. Dans ce climat, une figure continue pourtant de résister à toutes les simplifications : Zinédine Zidane. C’est un paradoxe, car le nouveau sélectionneur des Bleus n’a jamais cherché à devenir un symbole. Il s’est toujours prudemment tenu à bonne distance des débats politiques et des assignations identitaires. Pourtant, depuis près de trente ans, la France ne cesse de projeter sur lui ses interrogations, ses espoirs et ses doutes. Cette fascination tient à une raison simple : Zidane dérange les récits dominants. Il dérange d’abord celui de l’extrême droite, bien sûr. Car comment faire de l’immigration une menace existentielle lorsque l’un des plus grands héros de l’histoire nationale est le fils d’un ouvrier kabyle venu d’Algérie ? Comment soutenir que les appartenances multiples conduisent nécessairement au séparatisme lorsque Zidane n’a jamais eu besoin de choisir entre l’histoire de ses parents et celle de son pays ? Comment expliquer qu’un enfant du quartier marseillais de la Castellane soit devenu l’une des figures les plus respectées de France sans renoncer à aucune part de lui-même ? Il vous reste 72.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.