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ReportageCommencé le 21 juillet, le « plus long feu » du département, extrêmement complexe, a été déclaré « fixé » le 7 août dans le massif du Gros Bessillon. Le combat pour le maîtriser a illustré l’importance du débroussaillage préventif et de la préparation des communes à la défense anti-incendie.

Pas une trace de suie sur ses murs jaunes et blancs. Le feu s’est arrêté au pied du porche de Notre-Dame-de-Grâces, à Cotignac (Var), haut lieu des pèlerinages en Provence. Tout le chemin de croix qui y mène est désormais ponctué de pins grillés, de feuillus roussis et d’arbustes desséchés. Même désolation sur des kilomètres avant d’arriver là, par la voie Louis-XIV. Des maisons, il ne reste parfois que des pans de murs, des toitures décapitées, des portes et des fenêtres fondues : autant de traces qui disent la puissance de l’incendie.

Si, pour quelques-uns, le vent a miraculeusement tourné lorsque les flammes arrivaient sur la chapelle, cette sauvegarde patrimoniale est assez majoritairement attribuée aux pompiers. Sur les points stratégiques, ils ont été jusqu’à 850 à se relayer, jour et nuit, pour combattre « ce feu le plus long qu’a connu le Var », comme le précisait Laurent Nuñez le 4 août.