Les avocats des influenceurs Andrew et Tristan Tate ont fait valoir vendredi que des circonstances particulières, telles que la notoriété et la vie publiques des deux frères, justifieraient leur libération, alors qu’ils contestent leur extradition vers le Royaume-Uni, où ils sont accusés de viol et de trafic sexuel.Les avocats de la défense ont déposé une requête en libération devant le tribunal fédéral de Miami, où un juge décidera la semaine prochaine si les frères seront remis en liberté ou non, alors que la procédure d’extradition risque de s’étaler sur plusieurs mois.Les deux frères ont nié à plusieurs reprises toute infraction. Les procureurs doivent faire part de leur réponse à cette requête d’ici lundi.L’audience de détention sera probablement la première fois que les frères Tate quitteront le centre de détention fédéral de Miami depuis leur brève comparution devant le tribunal, deux jours après leur arrestation du 18 juillet.
Ils sont devenus deux des personnalités les plus controversées d’Internet, en raison de la promotion de leur richesse, de la dominance masculine et de l’idéologie misogyne, qu’ils font sur les réseaux sociaux.Ces nouvelles accusations sont les dernières en date d’une longue saga judiciaire internationale impliquant les frères Tate, qui s’étend des États-Unis au Royaume-Uni, en passant par la Roumanie.Des circonstances particulières invoquées pour justifier leur libérationLa requête de la défense reconnaît qu’il existe une présomption défavorable à la libération sous caution dans le cadre d’une procédure d’extradition, mais fait valoir qu’elle peut être accordée dans des circonstances particulières.Elle souligne que la notoriété des frères Tate rend leur fuite pratiquement impossible et qu’ils publient régulièrement sur les réseaux sociaux des informations qui permettraient de les localiser.Les procureurs estiment que les frères sont à risque de prendre la fuite, mais leurs avocats affirment qu’ils ont prouvé le contraire en respectant toutes les restrictions préalables au procès en Roumanie, où ils sont accusés de contrôle coercitif, ayant entraîné des femmes dans des relations avec eux à des fins d’exploitation sexuelle.Les frères affirment depuis longtemps que leurs propos violents et misogynes ont été sortis de leur contexte ou étaient destinés à être des blagues.Ces anciens kickboxeurs professionnels, qui possèdent la double nationalité américaine et britannique, comptent des millions d’abonnés sur les réseaux sociaux et sont des partisans déclarés du président américain Donald Trump.










