Les influenceurs Andrew et Tristan Tate resteront en détention pendant au moins deux semaines supplémentaires, jusqu’à leur prochaine audience, alors qu’ils contestent leur extradition vers le Royaume-Uni, où les deux frères sont accusés de viol et de trafic sexuel, a indiqué lundi une juge fédérale.La magistrate Lauren Louis a fixé une audience de détention au 13 août afin de déterminer si les frères Tate doivent rester en détention à Miami, en Floride, ou être remis en liberté pendant ce qui pourrait être une procédure d’extradition s’étalant sur plusieurs mois.Les deux frères n’étaient pas présents au tribunal lundi – leur présence n’était d’ailleurs pas requise – et sont restés en détention depuis leur brève comparution deux jours après leur arrestation, le 18 juillet.Les frères Tate comptent désormais parmi les personnalités les plus controversées de l’Internet, en raison de la promotion de la domination masculine et de la misogynie qu’ils véhiculent à travers leur empire sur les réseaux sociaux.Ces nouvelles accusations sont les dernières en date d’une longue saga judiciaire internationale impliquant les frères Tate, qui s’étend aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Roumanie. Les frères ont nié à plusieurs reprises toute infraction.Les avocats des frères ont mentionné lundi qu’ils souhaitaient que le gouvernement américain leur transmette les documents que les autorités britanniques avaient fournis pour obtenir leur arrestation.« Ils n’ont rien d’autre que des accusations, a déclaré l’avocat Joseph McBride à l’issue de l’audience. Pour l’instant, c’est simplement leur parole contre la nôtre. »Le Royaume-Uni a jusqu’à la mi-septembre pour transmettre l’ensemble de ses documents au département d’État américain, a précisé la procureure Alejandra Lopez lundi devant le tribunal.Les frères affirment depuis longtemps que leurs propos violents et misogynes ont été sortis de leur contexte ou étaient destinés à être des blagues.
Les frères Tate resteront en détention jusqu’au moins la mi-août
Ils sont notamment accusés par le Royaume-Uni de viols et de traite d’êtres humains.










