"L’Italie n’accepte aucun ultimatum ni aucune imposition de l'étranger en matière de sécurité nationale et de contrôle des frontières", a rétorqué le gouvernement italien.
Publié le 07/08/2026 17:26
Temps de lecture : 1min
La Première ministre italienne Giorgia Meloni et son homologue espagnol Pedro Sanchez, le 5 avril 2023 à Rome, en Italie. (ANDREAS SOLARO / AFP)
La passe d'armes diplomatique se poursuit entre l'Espagne et l'Italie. L'Espagne a menacé, vendredi 7 août, l'Italie de mesures de rétorsion si Rome ne lève pas cette semaine la suspension de l'accord de libre circulation de Schengen qu'elle a instaurée à la suite de l'afflux de migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta. "Nous appelons le gouvernement italien à revoir sa position, à mettre fin aux contrôles et à traiter les Espagnols comme les autres citoyens européens, avertit un communiqué du gouvernement espagnol. S'il ne le fait pas avant la fin de la journée du dimanche 9 août, l'Espagne sera contrainte d'adopter des mesures proportionnelles pour protéger les intérêts et la dignité de ses citoyens.""L’Italie n’accepte aucun ultimatum ni aucune imposition de l'étranger en matière de sécurité nationale et de contrôle des frontières", a rétorqué le gouvernement italien, cité par l'agence Ansa. "Nous n'avons aucune intention de revenir sur la décision de suspendre l'application de l'accord de Schengen aux ressortissants de pays tiers arrivant d'Espagne, au moins jusqu'au 15 août, et en tout état de cause jusqu'à ce que les risques sécuritaires et terroristes pour l'Italie aient été complètement éliminés", a-t-il encore avancé. Cette rare brouille entre deux alliés de l'Union européenne (UE) et de l'OTAN intervient après que 72 000 migrants ont franchi la frontière depuis le Maroc vers le territoire espagnol de Ceuta, en Afrique du Nord, la semaine dernière, lors d'un mouvement d'une ampleur sans précédent. Des scènes vivement critiquées par d'autres pays de l'UE partisans d'une ligne dure sur l'immigration irrégulière et la protection des frontières extérieures du bloc, parmi lesquels la Première ministre italienne d'extrême droite Giorgia Meloni. Vendredi, le gouvernement espagnol a de nouveau fustigé l'Italie pour une mesure qu'il a qualifiée "d'inéquitable, contraire aux intérêts de l'UE et discriminatoire pour la population espagnole".











