Une situation inadmissible. Le 18 juillet, Nino-Anne Dupieux, une femme de 85 ans, a dû être prise en charge au CHU d'Orléans pour une hémorragie. Celle qui était adjointe de Jean-Pierre Sueur, ancien maire socialiste d'Orléans, et ancienne élue municipale entre 1995 et 2008 a passé six longs jours sur un brancard aux urgences, faute de lits.

"Je ne sais pas si vous vous rendez compte, c'est un brancard, c'est étroit. Premièrement, on n'arrive pas à fermer l'œil. On est inconfortable parce qu'on se tourne avec difficulté. On se heurte à chaque fois à une barrière de sécurité", témoigne-t-elle au micro de RTL.

La direction promet des réouvertures de litsNino-Anne Dupieux a passé cinq nuits dans un box, sans fenêtres, un coin de couloir où l'on entasse les civières. "Je n'ai vu ni le jour, ni la nuit. C'est un scandale absolument inadmissible. On s'est demandé quand ça allait s'arrêter", continue l'octogénaire. La fin du cauchemar arrive donc six jours et cinq nuits plus tard. "J'ai demandé à mon mari et à mon fils de venir me chercher, de me sortir de là. J'ai signé une décharge contre l'avis médical", explique-t-elle.

Dans un long communiqué de quatre pages, diffusé par ICI Orléans, l'octogénaire raconte en détail ses six jours de calvaire tout en tenant à préciser : cette situation n'était pas la faute des soignants, elle mentionne même des "anges" à l'hôpital. "Des gens extraordinairement humains, gentils, professionnels, attentifs : du brancardier au médecin, en passant par les internes, les infirmières. Ils méritent un hommage", assure Nino-Anne Dupieux.