C’est une question que peu d’observateurs ont posée : et si nous avions fait le choix, collectivement, d’accueillir les exilé·es de Ceuta ? Lorsque les autorités ont annoncé l’arrivée de 1 500 personnes dans l’enclave espagnole jeudi 31 juillet, l’hystérie collective n’avait pas encore gagné les esprits. Mais le lendemain matin, à l’annonce par les autorités espagnoles de 49 000 personnes ayant rejoint le territoire, le discours a pris un accent plus grave… Et plus politique. Le président de Ceuta a réclamé l’instauration de l’état d’urgence dans l’enclave. Le premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, en visite à Ceuta, a de son côté dénoncé une « attaque » et une « violation de l’intégrité territoriale de l’Espagne ».