Inquiétude, moqueries, analyses. C’est l’éventail des réactions que génère le dernier clip d’Ariana Grande sur les réseaux sociaux depuis sa sortie, le vendredi 31 juillet dernier. La perte de poids drastique qu'y révèle la chanteuse américaine de 33 ans fait l’objet d’une polémique dans laquelle se mêlent critiques mesquines, comparaisons de son corps à différentes époques – photos à l’appui

–, défense acharnée de fans dévoués, conjectures sur son état de santé… au milieu de cette cacophonie numérique, une question point : comment commenter le corps d’une femme sans trahir le féminisme ?

Le gabarit toujours plus fluet de la chanteuse américaine fait l’objet de remarques tantôt inquiètes, tantôt narquoises depuis des années. Ariana Grande n'a jamais fait part publiquement d’un éventuel diagnostic. Sa communication la plus directe sur le sujet est une vidéo TikTok de 2024, dans laquelle elle assurait être en meilleure santé qu’elle ne l'avait été par le passé. Elle demandait, surtout, au public de ne plus commenter son poids. L’effet – limité – de cette requête a volé en éclat la semaine dernière, quand la chanteuse a dévoilé le clip du single Petal, extrait de l’album du même nom.

Le corps d'une femme lui appartient, "règle cardinale du féminisme"Ariana Grande y campe Pepper, une jeune artiste qui enchaîne les auditions dans l’espoir de devenir célèbre. Et qui se heurte systématiquement au refus des directeurs de castings – tous masculins –, lesquels la congédient en critiquant son poids, son allure, son talent.