Les gouvernements africains encouragent de plus en plus les jeunes à travailler à l'étranger. Pour lutter contre le chômage des jeunes dans leur pays, par exemple, le Ghana et le Kenya ont élargi leurs accords de mobilité de main-d’œuvre avec d’autres pays. Parmi ceux-ci figurent l’Espagne, le Qatar et des États des Caraïbes.

Les accords conclus avec les pays du Golfe concernent principalement les emplois dans les secteurs de la construction et des services. Mais les partenariats plus récents avec les pays des Caraïbes ciblent des professionnels qualifiés tels que les infirmières et le personnel de santé.

Ces accords peuvent créer des parcours structurés permettant aux personnes de travailler à l’étranger, souvent dans des secteurs où la main-d’œuvre est très demandée.

De nombreux pays africains comptent une population jeune importante et en pleine croissance qui peine à trouver des emplois décents. Parallèlement, les économies plus riches sont confrontées au vieillissement de leur population et à des pénuries de main-d’œuvre. Des données indiquent que 71,7 % des jeunes adultes (25-29 ans) actifs en Afrique subsaharienne occupent des emplois «précaires».

Dans le même temps, les pays d’Europe et d’ailleurs ont besoin de main-d’œuvre dans des secteurs tels que les soins, l’agriculture et le bâtiment. Mettre en relation les travailleurs avec les pénuries de main-d’œuvre à l’étranger semble offrir une solution pratique.