La jeunesse africaine est souvent décrite comme un « dividende démographique » : un avantage économique potentiel si les jeunes parviennent à acquérir les compétences nécessaires pour trouver des emplois productifs et contribuer à l'économie. Mais pour de nombreux jeunes, cette promesse s'éloigne. Ils quittent l’école ou leur formation et entrent sur des marchés du travail où les emplois formels se font rares et où les programmes publics échouent trop souvent à atteindre ceux qui en ont le plus besoin.
Trop de programmes sont sous-financés, mal ciblés, souvent déconnectés des employeurs.
M'appuyant sur plus de trois décennies de recherche en économie appliquée et en politiques publiques, avec une expertise particulière dans les domaines des marchés du travail, des finances publiques, de l'évaluation des politiques et des programmes d'emploi des jeunes en Afrique, j'ai récemment coédité un ouvrage intitulé Youth Employment Programmes in Africa. Cet ouvrage s’appuie sur des données provenant d’Éthiopie, du Ghana, du Kenya, du Niger, du Nigeria, du Rwanda, du Sénégal, d’Afrique du Sud et d’Ouganda pour montrer que ces programmes ne peuvent pas réussir s'ils fonctionnent de manière isolée. Ils doivent également :







