L'Iran et Oman travaillaient à une "déclaration conjointe", selon un porte-parole iranien. Téhéran bloque le détroit depuis la reprise des hostilités avec les Etats-Unis début juillet, ce à quoi Washington a répondu en imposant son propre blocus contre les ports iraniens.
Publié le 06/08/2026 06:26
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Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaïl Baghaï, à Téhéran, le 10 février 2026. (ATTA KENARE / AFP)
La réouverture de ce passage essentiel du commerce mondial est-elle pour bientôt ? L'Iran a affirmé s'être accordé avec le sultanat d'Oman, mercredi 5 août, pour définir un nouvel itinéraire de passage des navires dans le détroit d'Ormuz, dont les deux pays sont riverains et qui est au cœur des tensions avec les Etats-Unis."Les coordonnées géographiques du tracé envisagé par les deux parties ont été approuvées", a annoncé Esmaïl Baghaï, le porte-parole de la diplomatie iranienne, cité par l'agence de presse officielle Irna. Le porte-parole a précisé que l'Iran et Oman travaillaient à une "déclaration conjointe", sous réserve que des "parties tierces ne viennent pas entraver le processus", car "les facteurs rendant le détroit d'Ormuz peu sûr existent toujours du côté des Etats-Unis". Esmaïl Baghaï a cité le blocus naval imposé par Washington, en représailles au nouveau blocage du détroit par Téhéran depuis la reprise des hostilités avec les Etats-Unis début juillet, et "d'autres actions agressives et menaçantes contre l'Iran et ses intérêts".Le président américain Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que Téhéran souhaitait conclure un accord pour rouvrir cette route à la navigation, et a affirmé mardi que le détroit rouvrirait "très bientôt" sans quoi l'Iran serait frappé "très fort". Mais l'Iran a démenti toute discussion avec Washington, et affirme qu'il s'entendra plutôt avec son voisin de l'autre côté du détroit, Oman. Téhéran ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre et n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes. Il envisage d'imposer des frais de service, rejetés par les Etats-Unis et d'autres pays et à l'encontre du droit international de la mer.












