L’armée israélienne a annoncé mercredi mener des frappes sur le sud du Liban, en réponse selon elle à une violation du cessez-le-feu par le Hezbollah pro-iranien, faisant un mort et 11 blessés, selon les autorités libanaises.Ces nouvelles frappes surviennent alors que le Liban et Israël tiennent à Rome des pourparlers sous parrainage américain, portant sur le déploiement de l’armée libanaise dans des « zones pilotes » évacuées par Israël dans le sud du pays, qu’il occupe en partie.Une source au sein de l’équipe de négociation israélienne a indiqué à l’AFP qu’Israël avait demandé aux Américains de suspendre les pourparlers environ trois heures avant la fin prévue mercredi. Selon cette source, l’ambassadeur israélien à Washington, Yechiel Leiter, a critiqué des « fuites répétées et fallacieuses » de la délégation libanaise.Mais les discussions devraient reprendre jeudi.Le Hezbollah rejette ces négociations et refuse de se désarmer, condition pour le déploiement de l’armée libanaise dans le sud, selon un accord-cadre approuvé en juin.

Appel à évacuerSelon l’Agence nationale d’information libanaise (ANI), une personne a été tuée et onze blessées dans une frappe israélienne ayant « visé le toit d’une salle de prière dans le cimetière » de Tebnine.L’armée israélienne a dit avoir « commencé à mener des frappes ciblées sur le sud du Liban », « en réponse à une violation flagrante du cessez-le-feu par l’organisation terroriste Hezbollah ».Elle avait auparavant émis, pour la première fois depuis plusieurs semaines, un ordre d’évacuation pour un autre village en prévision de bombardements.« À la lumière des violations de l’accord de cessez-le-feu par le Hezbollah, l’armée israélienne est contrainte d’intervenir avec force […] Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos maisons », a ainsi publié sur X la porte-parole arabophone de l’armée, Ella Waweya, dans un message adressé aux habitants d’al-Mansouri.Cette localité, située à environ neuf kilomètres au sud de Tyr et à dix kilomètres au nord d’Israël, a été la cible, ainsi que ses environs, de plusieurs frappes israéliennes et de tirs d’artillerie au cours des dernières semaines, malgré un cessez-le-feu entré en vigueur en juin.Le 22 juin, la municipalité avait informé les habitants qu’ils pouvaient rentrer chez eux, tout en leur demandant d’éviter la partie de la ville située dans la « zone de sécurité » instaurée par Israël.Cette zone dans le sud du Liban désigne une bande de territoire où les forces israéliennes poursuivent leurs opérations. Elle s’étend sur environ dix kilomètres, le long de la frontière, et est censée protéger les habitants du nord d’Israël.