L’armée israélienne a annoncé vendredi avoir frappé la veille plusieurs sites du Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse à des attaques visant ses soldats, en dépit du cessez-le-feu.Un accord-cadre pour une « paix durable » a été signé le 26 juin à Washington entre Israël et le Liban. Il conditionne un retrait d’Israël au désarmement du mouvement pro-iranien Hezbollah, qui s’y refuse.Le texte prévoit aussi de confier progressivement à l’armée libanaise le contrôle dans le sud de « zones pilotes » dans le but d’y permettre à terme le retour des civils, mais Beyrouth attend que l’armée israélienne commence son retrait.« En réponse à des attaques contre des soldats des FDI (armée israélienne, NDLR) en violation de l’accord : les FDI ont frappé environ dix sites d’infrastructure du Hezbollah ainsi qu’un camion utilisé pour le transfert d’armes dans le sud du Liban », a indiqué l’armée dans un communiqué.Selon elle, les sites visés se trouvaient dans des localités « utilisées par le Hezbollah pour préparer des attaques contre des soldats ».L’armée précise que ces frappes ont été menées après des attaques visant ses soldats à l’intérieur de la « zone de sécurité », une bande d’environ dix kilomètres de profondeur en territoire libanais le long de la frontière.L’agence de presse libanaise (ANI) a fait état de trois frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi, près de la localité de Baraachit et à Nabatiyeh al-Fawqa.L’agence a également rapporté que deux personnes avaient été blessées dans une frappe à Seddiqine, près de Tyr.Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou s’est rendu mardi dans la partie sud du Liban occupée par Israël.« Nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n’aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici », a-t-il affirmé devant les troupes.Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre le 2 mars en attaquant Israël, affirmant agir en représailles à la mort du guide suprême iranien, tué lors de frappes américano-israéliennes contre l’Iran fin février.Israël a riposté par une campagne de frappes aériennes et une offensive terrestre, tout en multipliant les appels à l’évacuation.Plus de 600 000 déplacés libanais sont rentrés chez eux depuis la dernière trêve fin juin dans les hostilités entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, qui avaient jeté sur les routes plus d’un million de personnes, a indiqué l’Organisation internationale pour les migrations jeudi.Selon les autorités libanaises, près de 4300 personnes ont été tuées et plus d’un million déplacées, principalement dans le sud et la banlieue sud de Beyrouth.Sur la même période, l’armée israélienne a annoncé la mort de 38 soldats et d’un contractuel civil au Liban.