880.000 transactions anticipées fin 2026 : le marché immobilier résiste mieux que prévu à la crise, mais les signes de faiblesse se multiplient

Les professionnels du marché de l'immobilier ont pu consolider leurs données sur les six premiers mois de l'année 2026. Verdict : il est possible de parler de résilience. Le marché résiste mieux qu'attendu à la crise du début d'année avec la guerre en Iran, la reprise de l'inflation et la remontée des taux d'intérêt. Les mêmes éléments avaient déclenché la dernière dégringolade en 2022. Notamment à cause de la guerre en Ukraine. L'entièreté du secteur a eu le ventre un peu noué sur ces six derniers mois.

Les ventes se sont maintenues, d'après Charles Marinakis, patron de Century 21. À ce rythme-là, on devrait finir 2026 autour de 880.000 transactions. En légère baisse par rapport à l'année 2025 (995.000 ventes). Cela permet à tout le secteur de travailler en restant dans la moyenne.

Les tensions autour du détroit d'Ormuz ont quand même eu des incidences. Le deuxième trimestre est moins bon que le premier. D'abord, l'explosion des prix des carburants a fait baisser le nombre des visites. Est-ce que cela vaut le coup de faire 30 km de voiture pour voir une maison tandis que le litre de diesel est à 2,20 euros ? Puis, surtout pour tenter de juguler la hausse des prix, la Banque centrale européenne a remonté ses taux directeurs. Cela renchérit le coût du crédit immobilier, mais rien de dramatique jusqu'ici.