Longtemps présenté comme le repas le plus important de la journée, le petit-déjeuner n’a pourtant rien d’une obligation universelle. Si certaines personnes ont faim dès le réveil, d’autres n’en ressentent tout simplement pas le besoin. Et pendant les vacances, beaucoup d’adolescents se lèvent si tard qu’ils sautent naturellement ce repas sans que cela pose, en soi, un problème particulier.
L’idée selon laquelle il faudrait absolument manger le matin s’est imposée progressivement au cours du XXe siècle. Elle a été portée à la fois par des messages de santé publique et par le marketing alimentaire, qui a largement contribué à installer cette habitude comme une évidence.
Plusieurs études ont bien observé que les personnes qui prennent un petit-déjeuner ont souvent une meilleure santé que celles qui n’en prennent pas. Mais cette association ne suffit pas à prouver un lien de cause à effet. En science, deux phénomènes peuvent aller de pair sans que l’un explique directement l’autre.
Ce que montrent vraiment les étudesLes personnes qui sautent régulièrement le petit-déjeuner ont aussi, en moyenne, tendance à dormir moins, à avoir des horaires plus irréguliers ou à être davantage confrontées à des difficultés sociales et économiques. Autrement dit, leur moins bonne santé peut s’expliquer en grande partie par cet ensemble de facteurs, et pas seulement par l’absence de repas le matin.










