Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Etranges nuits L’épisode 5 sera disponible prochainement. Etranges nuits L’épisode 5 sera disponible prochainement. « Etranges nuits » (4/7). Ce phénomène peu connu se caractérise par des rêves intenses et continus, un sommeil non réparateur et une fatigue diurne. Il a été décrit pour la première fois par deux médecins américains en 1995. Article réservé aux abonnés D’aussi loin qu’elle se souvienne, Mme W., 40 ans, a rêvé sept nuits par semaine. « J’ai l’impression que mon cerveau ne s’arrête jamais la nuit, ce qui me laisse épuisée dans la journée », résume-t-elle. Le contenu de ses rêves n’a rien de bizarre, il inclut souvent des proches et des actes de la vie quotidienne (comme faire démarrer une voiture, prendre une photo) qui ont la particularité d’échouer systématiquement. Mme R., 38 ans, décrit elle aussi une activité onirique excessive toutes les nuits, qui s’est aggravée depuis sa deuxième dépression post-partum. « Mes rêves me marquent profondément, parfois pendant des jours, voire des semaines, au point que je peux les confondre avec des souvenirs réels », raconte-t-elle. Ces deux témoignages sont issus de l’étude de quatre patients (deux hommes, deux femmes) atteints d’hyperonirisme, publiée en juin dans la revue L’Encéphale par des chercheurs de Paris et de Strasbourg. Dans cet article, joliment titré « La tyrannie des rêves », le professeur de psychiatrie et médecin du sommeil Pierre Alexis Geoffroy (hôpital Bichat, AP-HP) et ses collègues explorent ce phénomène peu connu, caractérisé par l’association de rêves intenses et continus, d’un sommeil non réparateur et de fatigue pendant la journée. C’est d’ailleurs la fatigue et une somnolence dans l’après-midi qui avaient amené Mme W. à consulter. Il vous reste 70.93% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.