Discriminations

Les déclarations du candidat à l’élection présidentielle ravivent le débat sur la stigmatisation d’une population déjà confrontée à de fortes discriminations. Associations et défenseurs des droits des voyageurs déplorent une vision réductrice qui occulte les difficultés d’accueil et les obligations des collectivités.

Mardi 4 août, Gabriel Attal a choisi la Vendée pour inaugurer une de ses nouvelles thématiques de campagne présidentielle : le durcissement des mesures concernant les communautés voyageuses en France : « Je veux en revenir au bon sens : faire payer les occupants et non les contribuables [...]. Tu dégrades, tu paies », lance-t-il dans un long entretien au Figaro. Trois jours plus tôt, il glissait au Journal du dimanche (JDD) : « Année après année, les installations sauvages et illégales des gens du voyage gâchent la vie des maires et des Français. »