Le JDD. Quel regard portez-vous sur l’afflux de migrants à Ceuta ces derniers jours ?Gabriel Attal. J’ai fait des frontières un des quatre chantiers capitaux de ma campagne, et ce qui se passe à Ceuta nous rappelle l’urgence d’agir. Là-bas, ce sont nos frontières et notre autorité qui sont mises à l’épreuve et un drame humanitaire qui se joue. Chaque pays doit pouvoir mieux contrôler ses frontières, expulser plus facilement, évidemment.Mais c’est au niveau européen que les choses se jouent vraiment et vont se jouer de plus en plus. Le pacte asile et migration, auquel la droite et l’extrême droite se sont opposés, nous donne des premiers moyens pour agir : il doit être mis en place rapidement et Frontex être renforcé. Je veux aussi réformer les règles de Schengen : les pays doivent pouvoir refouler des personnes en situation irrégulière à leurs frontières et un pays ne devrait pas décider unilatéralement de régularisations massives impactant ses voisins.Alors que les incendies continuent de faire rage, certains vous reprochent d’avoir réduit le budget de la sécurité civile lorsque vous étiez Premier ministre et annulé la commande de deux Canadair. Que leur répondez-vous ?Qu’ils racontent n’importe quoi. La France insoumise fait du Trump bas de gamme. D’abord, plutôt que de polémiquer, il faut remercier tous ceux qui sont mobilisés sur le terrain. Je veux avoir une pensée pour eux, et notamment pour les blessés ou ceux qui y ont perdu la vie. Je veux aussi souligner le travail remarquable de Laurent Nuñez qui gère ces crises avec sang-froid et efficacité. Ensuite, l’année où j’étais Premier ministre, nous avons lancé avec Gérald Darmanin le Beauvau de la sécurité civile et le budget de la sécurité civile a augmenté de 288 millions d’euros, contre l’avis de La France insoumise qui a voté contre. J’ai lancé la commande de deux Canadair : une première depuis vingt ans. Ils seront livrés en 2028 et deux autres Canadair ont été commandés depuis. J’ai également lancé la commande de 36 hélicoptères bombardiers d’eau : LFI avait voté contre leur commande ! Tout cela n’est rien d’autre qu’une diversion pour tenter de faire oublier qu’ils ont toujours voté contre les pompiers. On savait qu’ils voulaient désarmer les policiers, Jean-Luc Mélenchon veut aussi désarmer les pompiers.
EXCLUSIF. Gabriel Attal : «Je propose la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958»
Administration, justice, immigration : le candidat à l’élection présidentielle dévoile ses propositions pour refonder la « maison France » du sol au plafond. L’ancien Premier ministre souhaite consulter le peuple chaque année lors d’une journée référendaire.








