Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Histoire Histoire Histoire Plus d’un demi-siècle après sa mort, le général de Gaulle continue d’inspirer les cinéastes, les caricaturistes et les auteurs de bandes dessinées. Dans un entretien au « Monde », l’historienne Alya Aglan décrypte les ressorts de ces mises en images très variées. Read in English Article réservé aux abonnés Alya Aglan est professeure d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon- Sorbonne, elle est spécialiste de la seconde guerre mondiale et a codirigé avec Robert Frank 1937-1947. La Guerre-monde (deux tomes, Gallimard, Folio Inédit, 2015). Elle est l’autrice de La France à l’envers. La guerre de Vichy (1940-1945), (Folio Inédit, 2020), et avec Julian Jackson de De Gaulle, la France et le monde. Trente ans d’histoire par la caricature, 1940-1947, (Gallimard, 2025). Simon Abkarian est l’énième acteur à incarner le général de Gaulle à la télévision ou au cinéma. Les producteurs et réalisateurs ne se lassent pas… Jouer de Gaulle constitue un défi – relativement récent – qui relève du tour de force pour un acteur. Longtemps le cinéma s’est contenté d’évoquer sa longue silhouette comme dans L’Armée des ombres de Jean-Pierre Melville (1969), où il ne fait qu’une fugitive apparition telle la statue du Commandeur. De Gaulle est difficile à interpréter : il est lui-même un ­acteur. De Gaulle joue et surjoue de Gaulle. La voix, le geste, le verbe haut sont autant d’attributs qui le caractérisent et l’identifient, sans ressemblance aucune avec les autres hommes politiques de son époque. Il vous reste 92.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.