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ReportageAlors que le mégafeu de la Gironde est « fixé » depuis samedi 1ᵉʳ août, sans être éteint pour autant, propriétaires de forêts, habitants, élus locaux et agents de l’Etat s’interrogent sur les mesures à prendre pour éviter la répétition d’un tel sinistre.
En Gironde, la forêt fume encore en de multiples endroits, mardi 4 août. La température des esprits, elle, ne donne pas de signes de refroidissement. Trop de questions ardentes, trop de colère, d’amertume, et trop d’interrogations sur le futur. Çà et là, dans les communes dévastées, des collectifs se montent, des groupes d’intérêt se constituent, pour mener des actions devant la justice.
En pleine forêt, à quelques kilomètres de Sainte-Hélène, sur la départementale 6 (D6), Philippe Bligny est en train de rassembler des voisins en vue d’une action en justice encore dans les limbes. On l’avait rencontré au plus fort de l’incendie, au nord de Saumos, d’où est parti le feu, le 22 juillet, aux abords de son club hippique et de ses parcelles de pins. Une bande pare-feu de plus de 50 mètres était en train d’être tracée à la hâte par des engins afin de contenir les flammes. Voir ses arbres tomber en masse – dans le cadre d’une décision prise en commun par les forestiers de la défense des forêts contre les incendies (DFCI) et les autorités administratives – l’avait instantanément révolté. Mais, dans un second temps, une autre question est venue le tarauder : qu’allait devenir le bois coupé ?














