L’incendie d’une rare intensité qui a consumé 42 000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est « toujours stabilisé » mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d’alimenter de nouvelles reprises des flammes.« C’est aujourd’hui qu’on craint », a déclaré à l’AFP Jérémy Presi, un volontaire rencontré à un poste de ravitaillement d’eau improvisé au nord de Marcheprime, commune à l’épicentre de l’incendie ces derniers jours, à environ 30 km à l’ouest de Bordeaux.Malgré l’accalmie des deux dernières nuits, pas question pour ce chef d’entreprise en temps normal d’abandonner son poste.« Eux les touristes peuvent prendre leur bagnole et partir. Ici, c’est chez nous », lance-t-il, au milieu d’une épaisse fumée qui obscurcit la route, où circulent des camions de pompiers en direction du brasier.Une semaine après le début du plus gros incendie de forêt à ravager la France depuis 1949, où environ 50 000 hectares avaient été calcinés, « la nuit a été calme, le feu est ce matin toujours stabilisé avec plusieurs reprises […] traitées rapidement cette nuit », a annoncé la préfecture.Avec 42 000 hectares partis en fumée, « la surface brûlée n’a pas évolué », a-t-elle ajouté. Mais le bilan des blessés au sein des rangs des pompiers s’est quant à lui alourdi, passant à 126, soit 16 de plus que la veille.Vu du ciel, la forêt ressemble à un cimetière de pins calcinés, s’élevant à perte de vue avec leur tronc noirci et encore parfois quelques touffes d’épines à leur cime.Les pompiers surveillent mercredi trois principaux points chauds situés au nord-ouest du bassin d’Arcachon et en lisière de l’agglomération bordelaise, avec notamment un combat « très compliqué » sur une dune de la presqu’île du Cap Ferret, à 60 km à l’ouest de Bordeaux.« L’objectif va être d’empêcher qu’il (le feu) descende plus au sud vers la presqu’île (du cap Ferret) où il y a des villages », a déclaré un pompier à l’AFP.