Gustavo Petro, à Bogota, le 3 août 2026. IVAN VALENCIA/AP

L’ex-président de la Colombie Gustavo Petro s’est inquiété, lundi 3 août, d’un risque de « guerre civile » après l’arrivée au pouvoir de son successeur, Abelardo de la Espriella, qui aurait selon lui triché pour être élu, et qui projetterait de l’extrader aux Etats-Unis.

« Nous sommes face à une fraude et à un problème institutionnel indubitablement profond, et il s’agit de l’investiture du président illégitime », a lancé en conférence de presse le dirigeant de gauche, qui assure avoir des preuves, sans les publier pour autant.

Abelardo de la Espriella, candidat de l’extrême droite, a remporté de justesse le second tour du scrutin présidentiel en juin contre l’héritier de Gustavo Petro, Ivan Cepeda. La passation doit avoir lieu vendredi à Cali, contrairement à la tradition qui veut que la cérémonie se tienne à Bogota, devant le Parlement. Le groupe de la gauche au Congrès, mené par M. Cepeda, a annoncé qu’il boycotterait et appelé à manifester ce jour-là à Bogota, Cali et Barranquilla.

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