Le président colombien, Gustavo Petro, à Santa Marta, en Colombie, le 28 avril 2026. RAUL ARBOLEDA/AFP
La passation des pouvoirs entre le président colombien de gauche, Gustavo Petro, et son successeur d’extrême droite, Abelardo de la Espriella, n’aura pas lieu. Le chef d’Etat sortant a annoncé, dimanche 5 juillet, qu’il quitterait son poste de façon anticipée le 20 juillet et a appelé à des manifestations dans tout le pays ce jour-là.
Le mandat de M. Petro court en principe jusqu’au 7 août, date à laquelle a traditionnellement lieu la passation des pouvoirs. « Nous ne le ferons ni le 6 ni le 7 août, car ce sont des dates tragiques. Nous le ferons le 20 juillet sur toutes les places publiques de Colombie », a-t-il écrit sur le réseau social X, appelant à une « mobilisation générale pour réclamer l’indépendance et le maintien des réformes sociales ».
Le 20 juillet est le jour de la fête nationale de Colombie, ainsi que la date à laquelle le Parlement, renouvelé en mars, doit officiellement commencer à siéger.
Abelardo de la Espriella, soutenu par le président américain, Donald Trump, a remporté de justesse, fin juin, le second tour de l’élection présidentielle face au candidat de gauche, Ivan Cepeda. Le riche homme d’affaires de 47 ans, qui a la double nationalité colombienne et américaine, a promis de traduire M. Petro et ses alliés devant les tribunaux des Etats-Unis.










