Quand arrive la fin de l’après-midi, il y a ceux qui poursuivent paisiblement leurs activités, short et tee-shirt à manches courtes, sans prêter attention à ce qui pourrait voler autour d’eux. Et puis il y a les autres, contraints d’enfiler un pantalon, de s’asperger de produits, ou pire, de se réfugier à l’intérieur pour éviter d’éventuelles attaques. Car face aux moustiques, les humains ne sont bel et bien pas égaux et, contrairement aux idées reçues, ni le groupe sanguin ni le caractère sucré d’une peau n’y est pour quelque chose.

Lorsqu’il est en quête de sang pour développer ses œufs, le moustique détecte le C02 rejeté par une proie à plusieurs dizaines de mètres. Plus il s’approche, plus il est guidé par autre chose : « l’odeur » qu’elle dégage. Chez l’homme, celle-ci &provient d’un mélange de très nombreuses molécules — entre autres l’acide lactique et l’octénol — qu’émettent nos bactéries à la surface de la peau.