Le conseil départemental justifie sa décision en évoquant des maltraitances de la part d'une salariée du groupe sur un bébé, en avril dernier.

Publié le 03/08/2026 09:10

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Un enfant dans une crèche, le 30 mars 2022. Image d'illustration. (XAVIER LEOTY / MAXPPP)

Plusieurs locaux du réseau Callihop - réseau de micro-crèches fondé en 2012 en Isère - ont été fermés en urgence la semaine dernière, rapporte ICI Isère lundi 3 août. Des fermetures administratives à titre provisoire décidées par le conseil départemental, après avoir été alerté par la protection maternelle et infantile (PMI). Dans le viseur notamment : plusieurs négligences dans l'affaire d'un bébé secoué.Dans son arrêté, qu'ICI Isère a pu consulter, le conseil départemental de l'Isère évoque des faits graves dans une micro-crèche Callihop à Bourgoin-Jallieu, commune située à une cinquantaine de kilomètres de Lyon. L'arrêté pointe du doigt "l'absence totale de gestion vis-à-vis d'une professionnelle ayant secoué un bébé le 2 avril 2026. (...) Aucun appel au 115 n'a été réalisé, les parents n'ont pas été informés, la professionnelle n'a pas été sanctionnée", peut-on lire dans l'arrêté. Le département reproche aussi à Callihop d'avoir déplacé cette même professionnelle vers d'autres structures du groupe. Dans une autre crèche, la PMI dénonce par ailleurs un manque de matériel d'hygiène et d'approvisionnement de nourriture.Contacté par ICI Isère, le patron et fondateur de Callihop Éric Giordano, qui est aussi conseiller municipal à Bourgoin-Jallieu, assure que l'ensemble des accusations sont fausses. Il dit s'entourer en ce moment d'avocats "pour étudier la riposte". L'opposition socialiste, qui n'appelle pas à la démission du fondateur du réseau de micro-crèches, regrette toutefois qu'un élu de la République remette en question le travail et l'honnêteté intellectuelle des agents de la PMI de l'Isère. Côté centriste, l'élue Rosa Belaïdi annonce à ICI Isère avoir écrit au sous-préfet pour demander l'ouverture d'une cellule de crise.Informés de la fermeture des crèches le 28 juillet, les parents concernés viennent quant à eux de créer un collectif, regroupant 30 familles. Ils ont publié une lettre ouverte à la direction pour dénoncer son silence dans cette affaire.