Des bancs de sable à perte de vue, des bateaux qui reposent sur de la boue craquelée, une odeur pestilentielle de vase qui sèche. Cet été, les paysages du « beau Danube bleu » ne font pas vraiment rêver et suscitent plutôt les sueurs froides de ses habitant·es comme de celles et ceux qui l’empruntent pour leur travail ou leurs vacances. À Budapest (Hongrie), les quais d’ordinaire bondés de navires de croisière sont vides, symbole de la navigation quasi à l’arrêt, faute d’une profondeur suffisante sur de nombreux tronçons.