Publié le 02 août 2026 à 09:12. / Modifié le 02 août 2026 à 09:13.

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La disposition date d’il y a une année, mais elle déploie ses effets ces temps. Au générique de début des films financés par Canal+ – ce qui fait beaucoup de longs métrages –, il est désormais mentionné: «Avec le soutien essentiel de Canal+».Drôle de formulation, presque pléonastique en considérant le poids du groupe dans l’audiovisuel français. Il reste, de loin, le principal contributeur financier, moyennant sa position enviée dans la «chronologie des médias», qui lui octroie six mois pour montrer un film après sa sortie en salles. Faveur que contestent, on l’imagine, Netflix, Disney et les autres.L’emprise de Canal+ a été démontrée à l’occasion de l’introduction de cette formule. Elle était imposée alors même que la compagnie baissait ses investissements annuels pour 2026 et 2027. Même quand elle réduit son appui – certes, considérable –, elle fait ce qu’elle veut de la branche.

«Si des gens portent préjudice à l’image de Canal+, on ne financera pas leur film»

Lundi, le groupe a annoncé avoir déjà bouclé un nouvel accord, cette fois pour cinq ans, une première. Il injectera 190 millions d’euros de 2028 à 2030, puis 205 millions en 2031 et 2032. Interrogé par l’agence de presse AFP, le patron, Maxime Saada, a au demeurant confirmé qu’il «n’oublie rien» de la polémique cannoise de cette année, quand une tribune a dénoncé une «emprise de l’extrême droite» du fait que le consortium a pour principal actionnaire le conservateur Vincent Bolloré. «Si des gens portent préjudice à l’image de Canal+, on ne financera pas leur film», insiste Maxime Saada.