Publié le 01 août 2026 à 10:35. / Modifié le 01 août 2026 à 11:00.

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Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Et aux Suisses de l’étranger ce qui, semble-t-il, leur appartient: le 1er août, que nous fêtons chaque année, serait en partie leur œuvre. L’histoire est assez savoureuse. En 1891, la Suisse célèbre en grande pompe les 600 ans du pacte de 1291.Une belle affaire, mais prévue comme un événement exceptionnel. Une fois les fanfares rangées et les derniers feux éteints, on aurait pu passer à autre chose. Sauf que les Suisses de l’étranger, eux, ne l’entendaient pas de cette oreille. Ils regardaient les Français célébrer leur 14 juillet partout dans le monde et se demandaient, en gros: «Et nous, alors?»

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Ils voulaient une fête nationale récurrente, qui leur permette de rester reliés à la patrie et, accessoirement, de rappeler à leur pays d’accueil que la Suisse existait. Leur pression a contribué à la décision prise en 1899 de célébrer le 1er août chaque année. Nous autres, Suisses de l’intérieur, avons donc peut-être une dette envers ceux qui sont partis. Depuis, les choses ont légèrement évolué. Il y a eu les feux de joie, les lampions, les discours, les feux d’artifice. Et puis le cervelas. Beaucoup de cervelas.