Lorsque Fatima Zahra a « entendu dire » que la frontière avec l’Espagne était ouverte, elle a décidé de tenter sa chance. Comme elle, après des rumeurs amplifiées par les réseaux sociaux, des milliers de Marocains se sont rués sur Fnideq, la ville marocaine qui jouxte l’enclave espagnole de Ceuta.D’après les autorités espagnoles, plus de 60 000 migrants ont traversé la frontière ces derniers jours entre le Maroc et Ceuta, donnant lieu à des scènes de chaos.Vendredi matin, la désolation régnait près du poste-frontière où s’étaient rassemblées dans la nuit des milliers de personnes.À partir de l’aube, les policiers ont utilisé des canons à eau et des lacrymogènes pour repousser les candidats au départ qui ont répliqué par des jets de pierre souvent avec l’aide de frondes lancées depuis les collines surplombant le poste-frontière, selon un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP) sur place qui a assisté à l’arrestation d’une trentaine de jeunes, essentiellement des Marocains.En milieu de journée, les heurts s’étaient arrêtés et des camions-benne ont déblayé des dizaines de véhicules incendiés dont des motos et taxis informels de personnes venues d’aussi loin que Kénitra ou Marrakech, à respectivement environ 260 et 630 kilomètres au sud.
Des rumeurs parmi les raisons derrière l’afflux de migrants à Ceuta
Des personnes interrogées ont évoqué une rumeur sur l’ouverture des frontières relayée en ligne, notamment sur Discord.











