Dans le quotidien du maire de Marcheprime

Leur quotidien est rythmé par les incendies depuis plus d'une semaine. En Gironde, de nombreux maires des communes évacuées n'arrêtent pas : rassurer les habitants, faire le tour des maisons, surveiller l'avancée du feu… Leurs journées sont bien remplies. C'est notamment le cas à Marcheprime, une ville de 5.500 habitants à 35 kilomètres de Bordeaux, qui a reçu l'ordre d'évacuation le 25 juillet, trois jours après le départ de l'incendie de Saumos. RTL a passé une journée avec Manuel Martinez.

Au premier étage de l'Hôtel de ville, la salle du conseil municipal a été transformée en tour de contrôle. "On a de la hauteur et on regarde au travers de ces deux fenêtres l'horizon qui est plein ouest, c'est-à-dire d'où est venu le feu", explique l'édile à notre micro. Ce dernier, reconnaissable à sa voix rauque et son chasuble fluorescent sur le dos, a son portable qui ne cesse de sonner.

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"Je me lève, il est 4h30, 5h"Ils sont des dizaines à lui poser des questions, notamment sur la question d'un possible retour dans la commune. "Le feu se trouve encore sur les terres. Il y a encore deux points noirs, je dirais. Il ne faut pas croire que quand le feu apparemment ne fume plus, ça y est, c'est du passé. Non, j'explique au travers de mots très courts qu'ils vont pouvoir imaginer un retour prochain. Ça ne veut pas dire aujourd'hui et ça ne veut sans doute pas dire demain."