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RécitAlors que leurs communes ont été confrontées à de violents incendies, deux maires se confient sur la façon dont elles ont dû coopérer avec les secours, organiser l’intendance et rassurer les habitants.
Une partie de Biscarrosse (Landes) tourne encore au ralenti depuis que les feux ont enfin été fixés. Les pompiers sont d’ailleurs toujours là, traitant les lisières de l’incendie pour qu’il ne s’étende pas, ouvrant des voies dans la pinède calcinée. A quelques centaines de mètres à peine, la partie balnéaire de la commune vibrionne avec ses surfeurs, ses parasols plantés sur les 5 kilomètres de plage. Peu à peu, les campings se sont même de nouveau remplis. Mais, à 9 kilomètres, la partie « ville » semble encore sonnée par les huit jours d’incendie ravageur. Pendant cette très longue semaine, plus de 3 000 hectares de sols boisés ont été ravagés.
La forêt, qui entoure la commune, du lac à l’océan, est désormais partiellement noire de cendres. Elle demeure interdite au public. Le long de la départementale, serpentant dans un paysage de désolation, certaines bâtisses landaises ont été détruites par les flammes folles. Alors que sa commune balnéaire tente de souffler, Hélène Larrezet – l’édile (divers droite) se fait appeler « Mme le maire » – s’interroge : « Est-ce que le risque, c’est la forêt ? » La forêt, dans ce coin des Landes, on en vit depuis des générations. Elle fait partie de la culture, de l’identité des familles.








