Un « cap » a été franchi jeudi dans le sud-ouest de la France, à la faveur d’une météo plus clémente, et un « optimisme raisonnable » est désormais de mise chez les pompiers qui mènent depuis plus d’une semaine une lutte acharnée contre le mégafeu en Gironde, toujours stabilisé autour de 42 000 hectares de forêt ravagés.« Nous venons de passer un nouveau cap, une forme de bascule, puisqu’au moment où l’on parle, nous n’avons plus que trois points chauds sur l’ensemble du secteur de Saumos », s’est réjoui à la mi-journée Marc Vermeulen, patron du service départemental de secours et d’incendie (SDIS) 33.« J’étais très inquiet mardi et mercredi, le dispositif a tenu, grâce à l’ensemble des forces mises à notre disposition » pour « couvrir cette surface gigantesque », a ajouté l’officier.Sur le terrain, 3300 pompiers venus de toute la France, 1500 militaires, 1250 policiers et gendarmes, forestiers, agriculteurs et bénévoles venus en nombre conjuguent leurs efforts, épaulés par 24 appareils aériens, dont sept fournis via le mécanisme européen de solidarité.Après huit jours de lutte contre le plus grave incendie en France depuis 1949, qui est « stabilisé », la solidarité règne toujours entre les pompiers et les volontaires : mots d’encouragement, grands sourires, coups de klaxons au passage des tracteurs.
La lutte contre le mégafeu dans le sud-ouest de la France a franchi un «cap»
Les pompiers font preuve d’un «optimisme raisonnable», mais ne relâchent pas leur vigilance pour autant.











