À partir de dimanche à minuit et une minute (heure des Rocheuses, 2 h 01 à Montréal), les avions de WestJet pourraient être cloués au sol, comme le syndicat qui représente les quelque 4400 agents de bords de l’entreprise a déposé jeudi un préavis de grève de 72 heures, tandis que la compagnie aérienne a répondu avec un préavis de lockout pour la même durée. Pour bien comprendre cette nouvelle évolution du conflit de travail, Le Devoir la décortique en trois questions avec l’expert de l’industrie aéronautique John Gradek.
Grève ou pas grève ?Jusqu’à ce que l’horloge marque définitivement l’arrivée de la journée de dimanche, il est possible que les deux parties concluent une entente permettant d’éviter une grève ou un lockout, le syndicat et la partie patronale s’étant engagé à poursuivre les négociations.Pour John Gradek, il est important de rappeler que les avis de grève et de lockout demeurent « des étapes de négociation ». « Les deux parties veulent mettre de la pression pour en arriver à une clôture des négociations », estime celui qui a été cadre chez Air Canada et qui est désormais chargé de cours à l’Université McGill.Selon lui, « il y a encore une haute probabilité que l’on règle tout avant l’heure fatidique ».Que faire avec ses billets ?Mais le scénario d’une grève ou d’un lockout demeure et, pour ceux qui ont un vol avec WestJet prévu dans les prochains jours, la simple possibilité d’une annulation peut venir brouiller leurs plans.












