L’application de messagerie Telegram sur un smartphone, devant un ordinateur affichant la page Web australienne consacrée à la sécurité en ligne, à Sydney, le 30 juillet 2026. RICK RYCROFT/AP

Le régulateur australien de l’Internet a saisi la justice, jeudi 30 juillet, contre le réseau social Telegram, l’accusant d’avoir manqué à ses obligations de retrait de contenus liés au terrorisme. En vertu de la loi australienne, la plateforme encourt jusqu’à 54,6 millions de dollars australiens d’amende, soit 33,2 millions d’euros, pour n’avoir pas pris à temps de mesures à la suite du signalement, par des internautes australiens, de contenus violents et liés au terrorisme.

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D’après Julie Inman Grant, à la tête de l’agence australienne de régulation eSafety, il s’agissait notamment de vidéos d’exécutions et de fusillades. Parmi ces images, plusieurs concernent les attentats de 2019 contre des mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, mais aussi la fusillade de 2022 à Buffalo, aux Etats-Unis, selon la responsable. « Lorsque des plateformes sont alertées au sujet de contenus terroristes, elles doivent agir », a lancé Julie Inman Grant lors d’une conférence de presse à Sydney.