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ReportageDans la région de Lanton, les bénévoles venus prêter main-forte sont exaspérés par les difficultés qu’ils rencontrent et par l’intransigeance des forces de l’ordre. Leur aide est pourtant précieuse aux yeux des pompiers.
L’Inox brut de la citerne scintille sous le lourd soleil caniculaire, mercredi 29 juillet. Une activité de ruche s’organise en fin de matinée autour du réservoir tracté par un semi-remorque, apporté pour lutter contre le feu qui a ravagé 42 000 hectares en Gironde. Il est garé le long de la glissière de sécurité de la D106, la départementale qui relie Bordeaux et le Cap-Ferret.
« Les pompiers interviennent à proximité, et ils nous ont demandé de nous mettre ici, on leur sert de point de ravitaillement avancé », explique Kevin Hector, 30 ans, mécanicien poids lourd venu d’Artigues-près-Bordeaux, tout en virevoltant sur la passerelle supérieure entre les vannes de remplissage. Une noria de pick-up et d’utilitaires se gare devant, derrière, de l’autre côté de la glissière, pour alimenter la cuve, dans une agitation bruyante. Avec sa capacité de 27 000 litres, celle-ci peut remplir deux fois le plus gros modèle de camion-citerne des pompiers.











