Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Incendies Incendies Incendies Désormais retraité, Thierry Lang est intervenu sur les incendies de La Teste-de-Buch et de Landiras, il y a quatre ans. Son récit permet de comprendre l’immense défi auquel font face les équipes d’intervention en Gironde depuis le 22 juillet. Article réservé aux abonnés Officiellement, il a tourné la page. Sa vie de pilote, d’abord dans l’armée, en mission en Afghanistan ou en Irak, puis dans la sécurité civile, contre le feu, est maintenant derrière lui. Pourtant, Thierry Lang, dit « Doc », son surnom de mission, ressent un pincement au cœur lorsqu’un Canadair passe au-dessus de sa tête pour attaquer l’incendie de Cotignac (Var). « En envoyer un seul, ça ne sert pas à grand-chose, à part dire qu’on est là et créer un effet d’affichage », observe l’ancien pilote, qui vit son deuxième été de retraité dans le Var. « Deux Canadair, c’est pour un petit feu ; quatre, pour un feu moyen ; huit ou davantage, pour un incendie majeur, comme ceux de Gironde en 2022. C’est ce que nous avions fait lors des feux de La Teste-de-Buch et de Landiras [Gironde], déclenchés le 12 juillet 2022. Et c’est ce que l’on devrait encore pouvoir faire aujourd’hui. » Aujourd’hui, on est bien incapable d’en aligner autant car il est rare que plus de huit soient disponibles en même temps, sur les douze dont dispose le pays, depuis le début du feu de Saumos (Gironde), le 22 juillet. Il vous reste 84.61% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.