Musique VIDÉO — Il a fallu le film de Nicolas Winding Refn, Ryan Gosling, une virée nocturne sous les néons de Los Angeles et le morceau “Nightcall” pour lancer définitivement la carrière de Kavinsky, disparu ce 28 juillet. Histoire d’un titre. Par Jérémie Maire Publié le 29 juillet 2026 à 18h12 Mis à jour le 29 juillet 2026 à 18h25 À sa sortie en 2010, Nightcall est loin d’être le succès espéré. Pourtant, tout semblait réuni : Kavinsky compose le morceau avec Guy-Manuel de Daft Punk, SebastiAn le produit, Sébastien Tellier propose quelques idées d’arrangement. Soit la crème de la French Touch, à laquelle s’ajoute la chanteuse brésilienne Lovefoxxx. Mais le public ne suit pas. Jusqu’en 2011. Le réalisateur Nicolas Winding Refn choisit ce morceau pour la scène d’ouverture de son film Drive. Les images de Ryan Gosling sillonnant Los Angeles de nuit et les synthétiseurs mélancoliques de Kavinsky deviennent indissociables. La chanson grimpe dans les classements, décroche un disque de diamant et pousse Kavinsky à sortir un album, OutRun, en 2013. À lire aussi : The Weeknd, Angèle, Jean-Michel Jarre… les hommages pleuvent pour la mort de Kavinsky Treize ans plus tard, en 2024, Nightcall connaît une seconde vie lors de la cérémonie de clôture des jeux Olympiques de Paris, avec Phoenix et Angèle. Devant des centaines de millions de téléspectateurs, Nightcall devient alors le morceau le plus shazamé de l’histoire de l’application et cumule aujourd’hui 72 millions de streams sur les plateformes. Sorti dans une quasi-indifférence, propulsé par Drive, ressuscité lors des jeux Olympiques, Nightcall aura donc tracé sa route durant près de quinze ans sans jamais changer son cap. À lire aussi : Mort de Kavinsky, producteur star sur le tard de la French Touch Musique DJ Disparition Électro Vidéos Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner