Publié le 29 juillet 2026 à 14:28. / Modifié le 29 juillet 2026 à 14:29.
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Une pièce de monnaie glissée dans un téléphone public. Le chant assourdissant des cigales. Le hurlement d’un loup. Les premières secondes de Nightcall installaient déjà l’ambiance crépusculaire, décor inquiétant où s’invitent des synthés lancinants et une voix écorchée par le Vocoder. Une bande-son parfaitement adaptée aux virées nocturnes d’une âme tourmentée.En 2011, ce morceau de Kavinsky donnait toute sa couleur rétro-mélancolique à Drive, film du danois Nicolas Winding Refn sur le destin d’un cascadeur taciturne et solitaire (incarné par Ryan Gosling) qui, de nuit, roule pour des braqueurs. Le film secouait Canne (où il recevait le Prix de la mise en scène) et propulsait le nom du DJ français au jukebox mondial. Quinze ans plus tard, ce mercredi 29 juillet, le parquet annonçait le décès de l’artiste de 50 ans. Retrouvé mort à son domicile parisien.«Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte», précise le parquet, cité par l’AFP, «afin de déterminer l’origine du décès, aucun élément suspect n’ayant été découvert sur place par les services primo-intervenants», mardi soir. SelonLe Figaro, La piste de l’accident vasculaire cérébral serait envisagée.En apprenant cette disparition, on pense donc forcément à Nightcall, tube qui ressurgissait en 2024, interprété avec Angèle et le groupe Phœnix lors de la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Paris. Dans un stade de France transformé en ciel sans étoile, devant des millions de téléspectateurs, Kavinsky se découpait dans la brume, silhouette en blouson de pilote et lunettes lasers. Consécration discrète.










