Comment concilier l'engagement des pompiers volontaires face à l'urgence des incendies avec les contraintes des entreprises ?
Plus de 2.700 sapeurs-pompiers sont mobilisés pour lutter contre les incendies en Gironde. Il s'agit souvent de volontaires, des hommes et femmes du feu qui ont un travail à côté. Derrière l'uniforme, il y a de simples salariés qui prennent sur leurs vacances, parfois sur leurs temps de travail. En France, 250.000 sapeurs-pompiers sont volontaires. En moyenne, ils s'engagent durant 800 heures par an. Ils représentent trois quarts des effectifs dans les services de secours.
Des entreprises laissent partir leurs employés pour contribuer à cette lutte contre les incendies. Selon un représentant du patronat, cette mobilisation est évidemment encadrée à l'année. Une convention est signée entre le volontaire, son employeur et la caserne des pompiers. Ils identifient des jours d'absence pour que cela ne désorganise pas le travail. Dans certains cas, si l'employé est en intervention, l'entreprise continue de payer le salarié, puis le service départemental d'incendie et de secours (SDIS) verse une indemnité à l'employeur.
Les refus des employeurs sont désormais fréquentsQuel est l'intérêt pour les entreprises ? Autoriser son salarié à partir en intervention contribue à la cohésion d'un territoire, cela représente un engagement civique. Ensuite, le sapeur-pompier volontaire acquiert des compétences, dont la maîtrise des gestes de premier secours et du risque d'incendie. Enfin, de manière plus pragmatique, avoir un soldat du feu volontaire parmi ses salariés, ouvre droit à une réduction des cotisations patronales.














