Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Ça trompe énormément L’épisode 4 sera disponible prochainement. Ça trompe énormément L’épisode 4 sera disponible prochainement. « Ça trompe énormément » (3/6). Mettre un cœur sous le post d’un inconnu, flirter dans le métavers… Nos vies en ligne viennent réactiver un débat éternel : où se situe la frontière de l’adultère ? Article réservé aux abonnés Voilà plusieurs mois, déjà, que la question s’immisce dans l’esprit de Tiziano (tous les prénoms ont été changés) avec la régularité et l’obstination tapageuse d’une horloge à coucou. Ce chargé d’événementiel devra-t-il, oui ou non, engager une discussion à cœur ouvert avec sa partenaire, à propos des publications Instagram de cette dernière ? « Elle pose avec des hommes, bras dessus, bras dessous, regrette-t-il. Et avec une complicité qui pourrait laisser croire qu’ils sont en couple. » L’indice de tromperies consommées ? Le Francilien n’y songe pas. A cet étage, « la confiance règne ». Mais ces publications lui font l’effet de piqûres d’autant plus aiguës que lui est invisible sur les réseaux sociaux de sa compagne. « Ça peut prêter à rire, mais je le ressens comme une mise à l’écart. Voire une mini-tromperie, lâche-t-il. J’ai conscience que lui en parler me fera passer pour un jaloux maladif, puisqu’il s’agit “juste” de virtuel. » Malgré cette crainte du ridicule, le trentenaire prévoit d’aborder le sujet. Objectif : désamorcer le malaise, partager les points de vue. Et, surtout, engager un échange de fond sur les insécurités respectives du couple. Après tout, Tiziano lui-même n’a-t-il jamais adopté, en ligne, une attitude à même de heurter la sensibilité de sa moitié ? A l’intéressé de concéder, soudain penaud, que « quelques “j’aime” adressés à des inconnues ont pu se perdre, ici et là ». De quoi le faire s’interroger, sur un ton mi-rieur, mi-inquiet : « Liker, c’est déjà tromper ? » Il vous reste 85.74% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.