Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Médecine Médecine Médecine Une équipe française décrit le cas d’un homme de 21 ans mort de cette infection, le virus ayant attaqué les cellules de son cerveau. Un plaidoyer pour une vaccination altruiste, alors que ce jeune homme ne pouvait pas être vacciné. Article réservé aux abonnés « La rougeole est souvent considérée comme une maladie bénigne. A tort, car ses complications peuvent être gravissimes », relève Meriadeg Le Gouil, virologue au CHU de Caen. En témoigne cette histoire dramatique, décrite le 9 juillet dans le New England Journal of Medicine. En juin 2019, un homme de 21 ans qui avait contracté la rougeole, en France, a été emporté en deux mois par une forme d’encéphalite. Il n’avait pas pu bénéficier du vaccin contre la rougeole, en raison de son histoire médicale complexe – nous y reviendrons. « C’est pour prévenir les complications de la rougeole que l’on vaccine, insiste Olivier Epaulard, professeur en maladies infectieuses au CHU de Grenoble, qui cosigne cet article avec Meriadeg Le Gouil. Sans la vaccination, la rougeole tuerait environ 300 personnes par an en France. » Un poignant récit, dans le New York Times du 21 avril, témoigne de ces vies fauchées par le virus de la rougeole. Une mère vivant au Royaume-Uni y raconte le parcours de sa fille Renae, infectée à l’âge de 5 mois – c’est-à-dire avant que ses parents, favorables à la vaccination, n’aient pu la faire vacciner. A l’âge de 10 ans, la fillette, qui semblait remise, se met à présenter d’étranges symptômes : une écriture tremblée, une irritabilité. Puis surviennent des convulsions, une confusion mentale, une démarche raide et saccadée. Très vite, l’enfant ne peut plus parler ou manger. Elle meurt neuf jours avant son 11e anniversaire. Il vous reste 81.32% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.