Un air irrespirable ? L'indice de qualité de l'air reste "mauvais" voire "extrêmement mauvais" sur une large partie de la Gironde et des Landes, en proie aux incendies depuis bientôt une semaine. Les fumées dégagées par un incendie peuvent "contenir des particules et différents composés irritants susceptibles d’avoir des effets sur la santé, notamment chez les personnes sensibles", rappelle Atmo Nouvelle-Aquitaine, la branche locale de l'observatoire de la qualité de l'air.

Publié chaque jour sur une échelle allant de "bon" à "extrêmement mauvais", l'indice Atmo est établi sur le même principe que l'indice européen de la qualité de l'air, c'est-à-dire en calculant les concentrations de cinq mêmes polluants : l'ozone, le dioxyde d'azote, le dioxyde de soufre, et les particules en suspension dites "particules fines" (PM10 et PM2.5).

Sur la commune de Biscarrosse, par exemple, où l'incendie est toujours en cours ce lundi, les indices pour les particules fines PM10 et PM2.5 sont tous les deux "extrêmement mauvais" ce lundi, et devraient le rester pour la journée de mardi.

"Les fumées d'un incendie peuvent être transportées sur plusieurs dizaines de kilomètres par le vent", rappelle Atmo. C'est d'ailleurs pour cela que les fumées de l'incendie ont été perçues par des habitants vivant très loin de la zone des incendies ces derniers jours. Sur les réseaux sociaux, certains habitants de Lyon affirmaient même ce week-end sentir la fumée des incendies en Gironde, poussée vers l'est par le vent.