Les impacts sanitaires de la fumée de cet ogre de l'été sur la population, qui, jusqu'où?

Les appels au 15 sont en hausse depuis le début des incendies en Gironde et dans les Landes. Pour cause, les fumées provoquées par les incendies se font ressentir dans une large partie de la France. Les habitants du bassin Arcachon, les plus proches, sont directement touchés, comme l'explique Adhmed, un évacué de la commune d'Eysines, au nord-ouest de Bordeaux.

"C'était chaud, j'avais hyper mal la gorge, les yeux. Je crois qu'il y avait le feu autour de nous. Il y avait de la fumée partout. Il y avait de la fumée partout. Et les gens, ils sont tous pas bien", témoigne-t-il au micro de RTL. "On nous a fait évacuer, je pense, pour éviter les fumées toxiques", ajoute un autre évacué Gérard, alors que sa femme Maryse confirme : "De toute façon, on ne pouvait pas rester. Moi, je suis asthmatique. Je ne pouvais pas rester sur place. Ça brûle, ça pique les yeux. Et puis, on a du mal à respirer."

"Ça faisait penser à un barbecue, mais à 9 heures du matin"Mais ce qui est plus surprenant, ce sont ces témoignages à l'autre bout de la France. Joelle habite à Mulhouse, à 700 kilomètres à vol d'oiseau de Bordeaux. Pourtant, elle a senti une odeur de brûlé dans sa ville dimanche. "Ça faisait penser à un barbecue, mais 9 heures du matin, c'était un peu tôt. Automatiquement, on a fait le lien avec le vent qu'il y avait. En discutant avec les collègues, je me suis rendu compte que c'était ca." Depuis, l'information a été confirmée par la préfecture du Haut-Rhin : ces odeurs étaient bien liées aux incendies en cours dans le Sud-Ouest.