Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Incendies Incendies Incendies Pour les experts, le sinistre qui sévit en Gironde depuis quatre jours est rendu particulièrement imprévisible car il crée ses propres conditions météorologiques. Un phénomène rare en France. Article réservé aux abonnés Un « orage de feu ». C’est en ces termes que la préfète de Gironde, Sophie Brocas, a de nouveau décrit, dimanche 26 juillet, lors d’une conférence de presse, l’incendie qui a ravagé plus de 42 000 hectares, endommagé plus de 240 maisons et conduit à l’évacuation de plus de 200 000 personnes en quatre jours. « Nous avons été confrontés hier soir à un nouvel épisode d’orage de feu, le même phénomène incroyable, inédit, inconnu, que celui qui s’est déroulé vendredi au moment où on a découvert que l’on changeait de dimension », a indiqué la représentante de l’Etat à la sortie d’une réunion avec un groupe d’experts internationaux. La préfète en a retenu qu’il s’agit d’« un phénomène parfaitement imprévisible qui combine à la fois l’incendie et l’orage qui produit lui-même avec ses impacts de nouveaux départs de feux et du vent qui attise le feu. Le tout dans un département qui a l’une des plus importantes forêts d’Europe, donc une matière combustible à profusion ». Spécialiste de la défense des espaces boisés contre les incendies au sein de l’Office national des forêts (ONF), Christophe Chantepy suit de très près l’évolution de cet incendie : « [Il] est dangereux car il crée ses propres conditions météorologiques. Il est plus puissant, erratique et donc imprévisible, explique-t-il. Des sautes de feu sont beaucoup plus probables avec des brandons incandescents [des débris végétaux enflammés] qui peuvent être expulsés de la colonne de convection. » Il vous reste 71.08% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.