Une université chinoise a déclaré, ce dimanche 26 juillet, avoir ouvert une enquête à la suite d'informations diffusées par des médias, selon lesquelles un essai d'édition génique aurait entraîné la mort d'une fille de six ans. Un décès qui n'avait pas été mentionné dans une étude publiée.

Le décès de cette jeune fille l'année dernière, désignée sous le pseudonyme de "Mei", s'est produit environ une semaine après qu'elle eut reçu une perfusion intraspinale contenant des milliers de milliards de vecteurs viraux conçus pour pénétrer dans le cerveau à des fins thérapeutiques, selon une enquête menée par Science et Retraction Watch.

Une thérapie visant à corriger une maladie génétiqueCette thérapie génique expérimentale visait à corriger une maladie génétique rare responsable d'un retard de développement cognitif, indique un rapport.

Le neuroscientifique Zilong Qiu, chercheur principal du projet, a par la suite publié dans la prestigieuse revue Nature un article sur des études animales connexes qui ne faisait aucune mention de Mei.

"Une enquête approfondie sur cet incident"En réaction, la faculté de médecine de l'Université Jiao Tong de Shanghai a déclaré dans un communiqué qu'elle "accorde une grande importance à cette affaire et a mis en place un groupe de travail spécial pour mener une enquête approfondie sur cet incident".